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Titre de l'article : LA BEFTI ET L'OCLCTIC, DEUX SERVICES DE POLICE CONTRE LE PIRATAGE INFORMATIQUE Auteur : Adrien Guinault, consultant sécurité Xmco Partners Courriel : adrien.guinault@xmcopartners.com Date : Mai 2006 Version complète en PDF : Actu Sécurité Mai 2006
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LA BEFTI ET L'OCLCTIC, DEUX SERVICES
DE POLICE CONTRE LE PIRATAGE INFORMATIQUE
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Toute entreprise ou tout particulier devient un jour la victime d'un pirate informatique ou d'un virus diffusé à grande échelle.
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Nous tâcherons de vous présenter l'organisme policier chargé de gérer ce genre d'affaire et d'expliquer comment contrôler et tracer les attaques de votre système d'information.
Les chiffres de la délinquance sur Internet
Les attaques en constante augmentation
En 2005, on a recensé plus de 1500 types différent d'attaques contre moins de 500 en 2004. Il est bien sûr difficile d'obtenir des chiffres précis sur ces attaques (les entreprises ne le clament pas et les utilisateurs ne prennent pas la peine de porter plainte) mais l'analyse du nombre d'attaques de phishing (voir tableau ci-dessous), permet de saisir l'effervescence de la communauté pirate.
Bien que les entreprises restent à l'écoute des nouvelles vulnérabilités et corrigent au plus vite les failles de sécurité de leurs logiciels, les particuliers ne sont pas toujours au courant des derniers problèmes liés à la sécurité et sont eux aussi la cible d'actions malveillantes.
Les chevaux de Troie et les virus sont souvent les moyens les plus utilisés pour voler des données confidentielles ou nuire aux internautes.
Peu d'entreprises et de particuliers portent plainte et les pirates restent relativement à l'abri de poursuites juridiques. Il est important de savoir que la France est pourvue d'une législation stricte sur le sujet avec des sanctions lourdes. Les victimes doivent donc profiter de ce système juridique et de la protection fournie par la loi.
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En effet, selon la loi Godfrain : |
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L'ensemble de la cybercriminalité recouvre deux grands types majeurs d'infractions pénales :
- Les infractions directement liées aux technologies de l'information et de la communication (TIC) dans lesquelles l'informatique est l'objet même du délit.
- Les infractions dont la commission est liée ou facilitée par les Technologies de l'Information et des Communications et pour lesquelles l'informatique n'est qu'un moyen.
Les organismes en charge des plaintes et enquêtes
La BEFTI (Brigade d'Enquête sur les Fraudes aux Technologie de l'Information)
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Créée en 1994, cette unité est constituée d'une trentaine d'agents, officiers de Police. Elle intervient uniquement sur Paris et la petite couronne et a pour but de lutter contre les infractions liées à l'outil informatique , notamment les atteintes aux systèmes d'information et de communication (réseaux informatiques, GSM, STAD), les émissions frauduleuses de médias chiffrés et les téléchargements illégaux. |
L'OCLCTIC (Office Central de Lutte contre la Criminalité Liée aux Technologies de l'Information et de la Communication)
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Cette office travaille en étroite collaboration avec la BEFTI et regroupe l'ensemble des informations liées à ce genre de délit. Son champs d'action ne se limite pas à la région parisienne mais englobe l'ensemble du territoire national. Constitué de 38 agents de police, l'OCLTIC vise à renseigner les victimes et assiste la BEFTI. |
Ces deux services sont en charge des activités opérationnelles suivantes :
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Intrusion sur les systèmes de traitement automatisé de données sous toutes ses formes
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Fraudes de télécommunication, de téléphonie portable et de cartes téléphoniques
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Contrefaçons de logiciels
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Contrefaçons par remarquage de microprocesseurs, de barrettes mémoires et d'autres composants ou d'ensembles de composants électroniques
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Escroqueries liées au commerce électronique, par utilisation frauduleuse de numéro de carte bancaire
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Infractions à la Loi "Informatique et Libertés"
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Infractions à la Loi sur la cryptologie
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Coordination des enquêtes judiciaires des services de police dans le domaine de la haute technologie.
- Perquisitions en milieu informatique
- Interface entre les enquêteurs et les techniciens judiciairement requis dans le cadre d'interventions sur les gros systèmes
- Surveillance électronique de réseaux et / ou interceptions internet, dans le cadre d'affaires judiciaires Contrairement à la BEFTI, l'O.C.L.C.T.I.C ajoute un caractère stratégique. Elle s'occupe de la documentation opérationnelle, de la coopération internationale, de la formation et de la sensibilisation ainsi que de la veille technologique.
Comment réagir en cas d'attaque?
Déposer plainte
Afin de porter plainte, il vous faut rassembler les éléments suivants :
Une trace informatique des dégâts engendrés par l'attaque (logs, traces d'un cheval de Troie, keylogger). Un support magnétique de ces données devra ensuite être fourni aux agents de la BEFTI.
L'adresse exacte de la ou des machines attaquées (celle de votre domicile pour votre poste de travail ou du serveur hébergé chez votre fournisseur d'accès pour votre site web).
La liste précise de tous les préjudices subis à cause de l'attaque.
L'importance du stockage des traces et logs informatiques
Qui contacter ?
En fonction du lieu de l'attaque, deux choix s'offrent à vous :
La BEFTI est l'interlocuteur à privilégier en cas d'attaques pour l'ensemble de la région parisienne (Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et le Val de Marne).
Cette unité se situe au 122/126 rue du Chateau des Rentiers - 75 013 Paris. Standard : 01.55.75.26.19. Les enquêteurs de la B.E.F.T.I. sont spécialisés dans les crimes informatiques sous toutes leurs formes.
Pour tous les autres départements, il faut contacter votre SRPJ (Service Régional de Police Judiciaire). Les coordonnées de ce service vous seront fournies par le commissariat ou la gendarmerie la plus proche de chez vous. Des agents spécialisés sous le statut d'ESCI ("Enquêteur Spécialisé sur la Criminalité Informatique ") seront la pour enregistrer la plainte.





Les adresses utiles pour porter plainte