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Titre de l'article : VoIP : Les risques liés au déploiement Auteur : Yannick Hamon, consultant sécurité Xmco Partners Courriel : yannick.hamon@xmcopartners.com Date : Octobre 2006 Version complète en PDF : Actu Sécurité Octobre 2006
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LES RISQUES LIES AU DEPLOIEMENT DE LA VoIP
La course à la réduction des coûts d'une entreprise implique bien souvent la migration du service de téléphonie vers la Voix sur IP. Ce choix séduit par le retour sur investissements des communications. Cependant de nombreux paramètres sont bien souvent oubliés ou ignorés.
Avant de franchir le pas, il est nécessaire d'étudier les nouvelles contraintes engendrées.
Mis à part la surcharge du réseau de l'entreprise et la migration de nombreux équipements, la confidentialité des communications et l'efficacité des plans de secours sont remis en cause. La convergence numérique va introduire de nouveaux services et par conséquent, de nouvelles vulnérabilités et de nouveaux vecteurs d'attaques.
Les problématiques de l'implémentation VoIP
De nouvelles vulnérabilités
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La Voix sur IP est une des technologies phares du moment. Téléphoner depuis un accès Internet vers n'importe quel point du globe à des coûts dérisoires envahit les rêves de tous les gestionnaires d'entreprises. Ce type d'architecture est donc implémenté afin d'aider l'entreprise à maîtriser ses coûts de production et non pour l'évolution technique.
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Les conséquences
Aujourd'hui le réseau téléphonique historique est fiable, disponible et performant. Même en cas de coupure de courant, le téléphone est opérationnel car l'alimentation électrique est acheminée par l'opérateur. L'atteinte à la confidentialité et à l'intégrité des communications demande des moyens ou des connaissances de haut niveau.
La migration vers un service de VoIP implique de nouveaux risques. Il faut noter que toutes les protections fournies par la téléphonie classique ne sont pas intégrées dans les fondements de cette nouvelle technologie. Ainsi, les attaques sont beaucoup plus faciles à exploiter et ne demandent pas toujours d'équipement spécifique. Les contraintes de confidentialité de certaines communications ne sont plus assurées par défaut et la disponibilité du réseau de l'entreprise devient également un élément critique afin d'assurer un service minimum en cas de crise.
Avant de commencer la migration il est indispensable de revoir tous les plans de secours et de reprise d'activité. En effet, il faut assurer le cheminement des communications mais surtout la disponibilité des équipements téléphoniques en cas de congestion du réseau ou de panne électrique ; sans oublier de prioriser les appels d'urgence par rapport aux autres paquets IP.
Les contre-mesures
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Le risque électrique peut être diminué par l'implémentation de la norme 802.3af [1] qui permet d'alimenter des équipements via le câble Ethernet. Cette mesure nécessite cependant un surcoût pour une entreprise qui ne possédent pas d'équipements réseaux compatibles. Il est ainsi indispensable d'assurer l'alimentation des éléments du coeur de réseau (ajout d'onduleurs, de groupes électrogènes…).
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Le besoin de disponibilité peut être garanti par des protocoles de gestion de la Qualité de Service au sein des différentes couches OSI. Le but de cette opération est de priser le trafic de la Voix dont le temps de latence est critique face au trafic des données.
Les attaques liées à la VoIP
Les attaques physiques
L'implémentation de la norme 802.3af ne présente pas uniquement des avantages. En effet, l'élément fournissant l'alimentation électrique devient un équipement critique de l'architecture et un maillon faible de la sécurité.
Ainsi, une personne malveillante disposant d'un accès à l'équipement ou à son interface d'administration, pourrait provoquer d'importants dommages. Les conséquences vont d'un simple déni de service via une coupure de son alimentation à la dégradation matérielle de tous les équipements connectés par la modification de l'intensité et du voltage du courant émis sans compter les différentes normes entre les pays (US, EU, UK,…).
Les attaques des couches réseaux
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La disponibilité du réseau, la confidentialité des échanges et l'intégrité de l'architecture VoIP sont vulnérables à de multiples attaques. Le réseau "VOIX" d'une entreprise est exposé aux mêmes problèmes que le réseau dit "DATA" sauf qu'il faut inclure, en sus, des contraintes temporelles.
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L'écoute passive du réseau est critique du point de vue de la confidentialité des communications. Cette technique permet à un pirate d'intercepter l'intégralité des conversations mais aussi des informations sensibles comme des numéros de cartes de crédits ou des codes secrets composés sur le pavé numérique du téléphone.
Par ailleurs, il existe aussi des attaques portant atteinte à l'intégrité de l'architecture VoIP. Celles-ci consistent à usurper l'identité d'un utilisateur ou à agir au sein du processus de facturation afin d'effectuer des appels gratuits. Un attaquant peut également insérer des paquets arbitraires, au sein de communications, dans le but d'altérer le contenu des messages. Une fois de plus, les composants vulnérables sont les couches basses du modèle OSI.
Les attaques applicatives
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La mise en place de services connexes à la VoIP induit de nouveaux vecteurs d'attaques. Ces nouvelles applications n'en sont qu'à leurs prémices et sont donc sujettes à la publication de failles futures.
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Il ne faut pas oublier les autres composants de l'architecture. En effet, de nombreux serveurs sont nécessaires au bon fonctionnement des équipements (DHCP, TFTP, DNS, Passerelles, …). L'utilisation de ces serveurs n'est pas sécurisée et un pirate pourrait aisément usurper l'identité d'une de ces machines. Par exemple, en usurpant le serveur TFTP, utilisé par les téléphones IP, afin de télécharger leur logiciel interne, un pirate pourrait modifier la configuration des téléphones IP ou altérer leur fonctionnement.
Réflexion
Il est vrai qu'une migration vers une architecture de VoIP semble alléchante. Cependant, il est indispensable d'analyser rigoureusement tous les risques encourus en fonction des contraintes métiers et des coûts d'administration ou de maintenance.
Bibliographie
[1] 802.3af
http://grouper.ieee.org/groups/802/3/af/
[2] Présentation du protocole IP
http://www.ietf.org/rfc/rfc791.txt





